Mise en place du permis biométrique au Congo, ça change quoi ?

Mise en place du permis biométrique au Congo, ça change quoi ?

Depuis fin 2018, le Congo a adopté le permis biométrique. Les responsables sensibilisent ainsi la population à remplacer les anciens permis et très vite se rendre aux centres spécialement ouverts à cet effet, c'est-à-dire les centres d'enregistrement des demandes de remplacement des permis de conduire.

Objectif : plus de 6000 permis tous les 30 jours

Pour pouvoir remplacer son ancien permis, les habitants du Congo pourront se rendre sur trois sites spécialement aménagés par l'État. À savoir : Lat-Dior, Cices et la gare des beaux maraichers. Pour les demandes de nouveau permis de conduire, il faut se rendre au Hann. Avant d'instaurer ses nouvelles démarches, les responsables ont tout d'abord procédé à une phase de test. Les tests ont ainsi relevé que la capacité de production de permis biométrique dans tout le pays s'élevait à 6000 par mois. Plus d'une quarantaine de postes seront ainsi ouvertes dans le but d'atteindre cet objectif.

Comment remplacer son permis ?

Tout détenteur d'ancien permis de conduire qui souhaite le faire remplacer en permis biométrique devra tout d'abord préparer les documents suivants : l'ancien permis de conduire valide, une carte d'identité nationale avec une copie conforme et une attestation ou carte de groupe sanguin en plus d'une somme de 10 000 francs (de timbre fiscal). Les non-résidents quant à eux devront se munir de leur passeport ainsi que de leur VISA ou tout autre document officiel attestant la durée de leur séjour au Congo.

Les grands changements attendus pour le Congo

La principale raison de ce changement est une question de sécurité selon les responsables. Les routes font chaque année plusieurs morts et des milliers de blessés. Et plus grave encore, le contrôle de la circulation est souvent en proie à la corruption. Avec les nouveaux permis biométriques, l'État se fixe comme objectifs de :

  • Renforcer le contrôle routier,
  • Lutter contre la corruption,
  • Offrir des moyens plus conséquents à la police et aux forces de l'ordre.

Cela va ainsi permettre au pays d'être plus sécurisé et d'accélérer les processus de vérification et d'authentification de chaque conducteur. Une technologie qui est rendue possible grâce à la présence d'une puce électronique dans chaque permis. Cette puce renferme toutes les informations personnelles de son possesseur et permet également une gestion efficace des infractions et des amendes. Les policiers pourront entre autres identifier en quelques minutes une amende impayée, une infraction antérieure, mais surtout si le permis est une contrefaçon ou non. Cette carte est également impiratable selon les spécialistes des forces de l'ordre. Ainsi, le travail de la police sera largement facilité par cette nouvelle carte.

L'instauration d'un permis biométrique aura aussi un impact sur la sécurité, au-delà de la route. En effet, le Congo pourra compter sur cette technologie biométrique pour identifier plus facilement les malfaiteurs du pays. En collaborant avec des experts du domaine comme Semlex, le pays pourra renforcer sa sécurité interne en instaurant petit à petit des systèmes d'authentification d'individus. Et rien de mieux que l'entreprise d'Albert Karaziwan pour aider le pays à franchir ce pas.

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